The demands

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À moins d’habiter dans un quartier central de Montréal, vivre une vie sans voiture implique beaucoup de temps perdu à attendre un bus et à pédaler entre des chars.

Comment pouvons-nous réduire notre dépendance à l’auto si elle demeure souvent la seule option pour suivre le rythme? Nos villes québécoises, construites à l’échelle de l’automobile, doivent changer.

Ensemble, rassemblons-nous pour demander une réelle action environnementale : le développement et la gratuité du transport collectif!

Des avantages bien connus du transport collectif

Diminution des gaz à effet de serre provenant de l’utilisation ET de la production des voitures individuelles
Diminution de la congestion routière
Meilleur accès aux services
Diminution de la pollution sonore
Diminution de l’exclusion sociale
Diminution des accidents

En 1981, l’offre des autobus interurbains était 7 fois plus grande qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Cette triste régression nous donne un constat clair : on ne peut pas laisser notre service de transport collectif entre les mains d’entreprises privées ayant le profit comme seul objectif.

Avec l’accord tacite des gouvernements, les régions du Québec ont été fragmentées par l’abandon du transport interurbain. Et l’enjeu est double, car la qualité du service de transport collectif local est en pleine stagnation!

Pourtant, c’est connu depuis longtemps que le transport collectif est un réel pilier de la transition écologique – et ce, qu’on soit à Rosemont ou à Rouyn-Noranda.

Le coût pour la société (et pour le climat) d’une personne qui se déplace à voiture est 28 fois plus grand qu’une personne qui utilise un moyen de transport alternatif. Pourtant, on charge des frais aux personnes qui utilisent le transport collectif, même si elles nous sauvent de l’argent! Ce ne sont pas les autobus qui coûtent trop cher en fonds publics : ce sont les routes.

La gratuité du transport collectif au Québec aurait coûté, en 2022, 720 millions de dollars annuellement. Cela correspond à une infime partie du plus de 7 milliards que nos gouvernements offrent actuellement en subventions à une compagnie privée, Northvolt, pour qu’elle construise plus de chars!

À la place d’une nouvelle usine pour une multinationale étrangère, on aurait pu avoir presque 10 ans de transport collectif gratuit au Québec. On réinvente rien – c’est déjà gratuit à Sainte-Julie, Candiac, Beauharnois et plusieurs d’autres villes à travers l’Europe et l’Asie.

La soi-disant « nécessité » de la tarification du transport collectif n’est donc pas réelle – c’est un choix conscient de nos gouvernements.

La profitabilité est impossible dans un réseau de qualité

On l’a vu avec le REM, quand les autorités ont fait fermer des lignes d’autobus fiables pour nous faire converger vers les stations du REM et ainsi faire un plus important profit. Il est absurde que le développement d’un réseau de transport collectif a dû être accompagné d’une baisse de la qualité du service!

La mobilité durable n’est pas une entreprise à but lucratif, mais un service public essentiel.